Diagnostic difficile

Le diagnostic est souvent très tardif et a, dans la plupart des cas, entraîné des décisions thérapeutiques inappropriées (par ex. chirurgicales) et des orientations sociales inadéquates.

L’identification du ou des gènes responsables du SED n’est pas encore probante. Le diagnostic sera donc essentiellement clinique. Le médecin établira son diagnostic en analysant les symptômes et l’histoire médicale du patient, les affections repérées chez d’autres membres de la famille proche,…
Il peut aussi, pour étayer son diagnostic, prescrire une biopsie cutanée et la mise en culture de fibroblastes (cellules conjonctives).

Mais ce diagnostic est difficile car, d’une part, chaque symptôme, pris isolément, est banal et courant et, d’autre part, les symptômes sont variables dans le temps et en intensité. En outre, il y a souvent une disproportion entre les conséquences handicapantes de la maladie et les lésions mises en évidence par l’examen clinique (radios, …).

Critères de diagnostic

Le médecin va donc utiliser plusieurs critères de diagnostic. Certains seront majeurs et se retrouvent chez la plupart des patients. D’autres ne sont pas aussi souvent présents mais sont liés au SED.

° Critères majeurs :
- peau douce et/ou hyperextensible, fragile
- hypermobilité articulaire généralisée
- fatigue
- douleurs diffuses, variables et rebelles aux antalgiques
- difficultés de proprioception et du schéma corporel
- manifestations digestives

 

° Critères mineurs :

- dysurie (difficulté de vider complètement la vessie)
- manifestations bronchiques (essoufflement, pseudo crises d’asthme)
- manifestations ORL (acouphènes, hypo et hyperacousie)
- troubles du sommeil
- d’autres membres de la famille présentent un SED